Macilia Abou | Série succès étudiant

Macilia Abou, étudiante en psychologie à l’UQAM

Ce billet de blogue a été révisé par Catherine Cimon-Paquet et Cecilia Marie Chaymâa Ezzahraoui, édité par Rémi Thériault.

Macilia, parle-nous un peu de toi.

J’entame (enfin) ma dernière année de baccalauréat en psychologie à l’Université du Québec à Montréal. Ces dernières années furent enrichissantes autant sur le plan académique que sur le plan personnel. Choisir de poursuivre ses études postsecondaires est une décision qui implique plusieurs défis. Nul besoin de mentionner le stress imposant vécu à chaque mi-session ou fin de session; je pense que tout le monde ressent cette sensation d’adrénaline qui peut être assez forte pour certains d’entre nous.

Lors de mon parcours, je me suis remise plusieurs fois en question. Est-ce que la neuropsychologie était vraiment ce qui me passionnait? Est-ce que la psychanalyse était faite pour moi? Est-ce que j’étais dans le bon programme? Tout simplement, est-ce que j’étais à ma place? J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes qui m’ont apporté une aide précieuse afin de trouver réponse sous cet amas de questions. J’ai donc sauté le pas et commencé à m’investir pleinement sur ce qui m’intéressait le plus : la psychologie sociale. Ce que j’aime de cette branche est la diversité des thèmes abordés. Plus précisément, je m’intéresse au phénomène d’acculturation des immigrants, à la discrimination, au racisme et aux micro-agressions. Je prévois continuer mes études aux niveaux supérieurs, tout d’abord en maîtrise à l’Université du Québec à Montréal et par la suite au doctorat.

Lors de mon parcours, je me suis remise plusieurs fois en question.

Je travaille également avec des jeunes ayant des déficiences physiques et/ou intellectuelles. À chaque fois que je les vois, je ne peux m’empêcher de sourire puisque ces jeunes respirent la bonne humeur et cela devient vite contagieux. Lorsque je les vois, la pression que je ressens en raison d’une semaine chargée s’éclipse soudainement. Nous faisons plusieurs activités et c’est notamment durant ces moments que je vois l’importance de la créativité. Les jeunes sont remplis d’imagination et parfois elle n’a pas de limite, ce qui nous fait énormément rire. J’ai réalisé qu’à force de grandir, nous avons tendance à négliger notre capacité créative et c’est bien dommage, car elle possède un fort potentiel thérapeutique.

Je suis très contente de faire partie du Programme d’ambassadeurs étudiants de l’Association canadienne de psychologie positive, et je trouve cette expérience très enrichissante.

Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis de réussir en tant qu’étudiante?

Très bonne question : je ne saurais dire précisément ce qui me rend une étudiante à succès. Je mentionnerais à première vue ma capacité à prendre des risques. Pour moi, prendre des risques est la définition de la réussite. Le risque implique inévitablement un sentiment de peur. Depuis maintenant quelques années, j’essaie d’apprivoiser ma peur du risque en force. Bien que tous les chemins mènent à Rome, certains sont meilleurs que d’autres. Et malheureusement, ces chemins sont souvent remplis d’embûches. Néanmoins, je trouve que c’est grâce à la manière dont nous surmontons ces difficultés que nous grandissons et que nous devenons encore plus forts face aux situations difficiles de la vie. La vie nous force constamment à faire des choix; pourquoi ne pas essayer de faire ceux qui nous permettent d’avancer?

Sur une autre note, bien que mes résultats scolaires sont satisfaisants, j’ai toujours fait partie de « ce groupe de personnes » qui n’accorde pas une importance incommensurable à ceux-ci. Je trouve que les notes scolaires ne définissent d’aucune manière la capacité intellectuelle d’un étudiant. Je suis plutôt le type de personne qui aime le terrain. J’aime appliquer ce que j’apprends à l’école, plutôt que de m’asseoir de longues heures sur ma chaise universitaire. Cependant, je consacre quand même le temps nécessaire afin d’avoir des notes suffisantes pour accéder aux études supérieures.

Pour moi, prendre des risques est la définition de la réussite. Le risque implique inévitablement un sentiment de peur.

Je dirais aussi que l’organisation est l’une des clés pour la réussite. Rapidement, avec mon travail, mes activités extrascolaires et mes autres projets, j’ai dû m’organiser pour éviter d’être ensevelie par la quantité de travail requise par l’école. J’ai donc commencé à utiliser des post-it électroniques sur mon ordinateur, pour en faire des to do list pour chaque semaine. Je suis sûr que vous vous reconnaîtrez dans la sensation de légèreté qui émerge lorsque l’on barre une tâche accomplie!

Quelle force, compétence, stratégie, « mindset » ou habitude t’as permis d’arriver là où tu es aujourd’hui?

Je ne sais pas si vous croyez à « la loi de l’attraction », mais, bien qu’elle soit controversée, je crois qu’elle puisse être utile dans certaine situations, au moins à titre d’heuristique. Pour faire simple, cette « loi » suggère essentiellement que les pensées que nous entretenons attirent des expériences de même nature. En d’autres mots, si je nourris mon esprit de pensées positives, alors des expériences positives surviendront fort probablement, et vice-versa : si j’entretiens des pensées négatives, j’aurai alors plus de chance de donner naissance à des expériences semblables. Dans mon quotidien, j’essaie d’attirer le plus d’énergie positive possible pour favoriser mon épanouissement personnel. Il est vrai que tous les jours ne sont pas roses; parfois, certaines difficultés peuvent émerger et je n’ai d’autres choix que d’y faire face. Je trouve qu’il est important de prendre du temps pour considérer ses difficultés et de ne pas les nier. Même si j’essaie de maintenir une humeur positive, il m’arrive parfois de connaître des baisses de moral. Lorsque je vis ces moments, je prends du temps pour moi afin de régler cette situation. J’ai la conviction que laisser les problèmes de vie dans le vent entraîne une entrave au développement de ma personne.

De plus, j’essaie de suivre une routine afin de garder en vue mes objectifs. Dans la même mesure, cela m’aide énormément à investir mon temps de façon efficace. Lorsque je suis submergée par le travail, je prends des pauses mentales afin de revenir en force. Eh oui! C’est important d’écouter les signaux de son corps, en particulier lorsque celui-ci nous dit stop!

Si je nourris mon esprit de pensées positives, alors des expériences positives surviendront fort probablement…

Crédit photo: Nathan Dumlao

Comment inviterais-tu d’autres étudiants à cultiver ces qualités?

Je trouve qu’il est important d’avoir un plan de vie avec des objectifs clairs et précis à court, moyen et long terme. Il est primordial de savoir quels objectifs vous voulez atteindre dans votre vie. Autrement, vous vous retrouverez perdus et sans direction. Par ailleurs, il est nécessaire de savoir par quels moyens vous pouvez atteindre vos buts personnels. Comme je l’ai expliqué plus haut, plusieurs choix sont possibles, mais le défi consiste à identifier lequel est le meilleur pour vous.

Il est également important de reconnaître vos forces et vos faiblesses : c’est en les affirmant que vous pouvez avancer, et dans la même mesure, apprendre à mieux vous connaître. Plus vous arriverez à apprivoiser votre personne, plus vous aurez de chances de connaître un développement personnel réussi. De plus, vous devez rester assidus dans l’accomplissement de vos tâches et ne pas vous laisser submerger par les plaisirs et tentations à court-terme de la vie (bien que l’être humain soit en partie de nature hédoniste).

Plusieurs choix sont possibles, mais le défi consiste à identifier lequel est le meilleur pour vous.

Un dernier mot que tu aimerais partager avec d’autres étudiants?

Je dirais que pas mal tout ce que nous désirons réaliser dans notre vie est possible. Il suffit de mettre le temps et la volonté nécessaire dans ce que nous aimons et voulons accomplir. La vie est un apprentissage continuel; les expériences que l’on vit nous permettent de nous découvrir et font de nous qui nous sommes. Malgré les difficultés qui peuvent survenir, il est important de garder espoir et de toujours continuer à avancer.

Merci de m’avoir lu. Si vous avez des questions ou des commentaires, vous pouvez me joindre à abou.macilia@courrier.uqam.ca. Enfin, si vous n’êtes pas encore membre de l’Association canadienne de psychologie positive, je vous invite chaleureusement à vous joindre à notre merveilleuse communauté!

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We are the Student Ambassador Program of the Canadian Positive Psychology Association (CPPA). Find our website here: https://www.cppa.ca/Student-Zone

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